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Assurance-vie

30 octobre 2026

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Assurance-vie en 2026 : fonds euros, ETF et produits structurés, comment bien investir ?

Assurance-vie en 2026 : fonds euros, ETF et produits structurés, comment bien investir ?

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Assurance-vie en 2026 : fonds euros, ETF et produits structurés, comment bien investir ?

L'assurance-vie reste l'un des placements préférés des Français, mais ses possibilités d'investissement ont considérablement évolué. Aux côtés des traditionnels fonds euros, les ETF, les fonds obligataires et les produits structurés permettent aujourd'hui de construire des allocations diversifiées. Encore faut-il savoir les combiner.

Selon France Assureurs, l'encours de l'assurance-vie atteignait 2 161 milliards d'euros fin septembre 2026. Depuis janvier, les Français y ont versé plus de 154 milliards d'euros, dont 39 % sur des unités de compte.

Ces chiffres traduisent une évolution des habitudes d'épargne : les investisseurs recherchent davantage de diversification, sans nécessairement renoncer à la sécurité.

Mais comment répartir son assurance-vie dans le contexte actuel ?

Fonds euros et unités de compte : deux approches complémentaires

Une assurance-vie multisupport permet de combiner plusieurs types d'investissements au sein d'un même contrat.

Le fonds en euros constitue généralement la poche sécurisée. Principalement investi en obligations, il bénéficie d'une garantie en capital selon les conditions contractuelles. Les intérêts attribués sont généralement définitivement acquis.

Les unités de compte (UC) donnent accès à un univers plus large : fonds actions, ETF, obligations, immobilier ou produits structurés. Leur valeur évolue selon les marchés et le capital n'est généralement pas garanti.

Toutes les unités de compte ne présentent cependant pas le même niveau de risque. Un fonds obligataire prudent et un ETF technologique peuvent connaître des variations très différentes.

L'objectif n'est donc pas d'opposer fonds euros et unités de compte, mais de les associer intelligemment.

Fonds euros : vers une hausse des rendements en 2026 ?

Après une décennie de taux historiquement bas, les fonds euros retrouvent de l'attractivité.

Selon l'ACPR, leur rendement moyen a atteint 2,63 % en 2025, bonifications comprises, net des frais de gestion prélevés sur les encours et avant prélèvements sociaux et fiscalité.

Pour 2026, les perspectives restent encourageantes. La remontée des rendements obligataires, dans un environnement marqué notamment par les tensions inflationnistes et les inquiétudes sur les finances publiques, pourrait soutenir la rémunération des fonds euros.

Les assureurs renouvellent progressivement leurs portefeuilles obligataires avec des titres offrant des rendements potentiellement supérieurs à ceux des années de taux bas. Cet effet prend néanmoins du temps et varie selon les contrats.

À cette dynamique s'ajoutent les bonus de rendement, désormais très répandus chez les assureurs.

Certains contrats proposent des majorations de rémunération, parfois conditionnées à de nouveaux versements ou à une proportion minimale d'unités de compte. Ces offres peuvent améliorer le rendement servi, mais leurs conditions doivent être examinées attentivement, notamment lorsqu'elles impliquent une prise de risque sur une partie de l'épargne.

Le fonds euro conserve ainsi une place importante pour stabiliser une allocation. Son rendement doit toutefois être apprécié au regard de l'inflation, des frais et de la fiscalité.

ETF : un succès grandissant auprès des épargnants

C'est l'une des grandes tendances de ces dernières années : les ETF se démocratisent rapidement.

D'après l'Autorité des marchés financiers, environ 900 000 particuliers ont acheté ou vendu des ETF au cours de chacun des deux premiers trimestres 2026, soit une progression de 39 % par rapport à la moyenne trimestrielle du second semestre 2025.

Leur fonctionnement explique cet engouement.

Un ETF, ou fonds indiciel coté, cherche généralement à reproduire la performance d'un indice. Il permet ainsi de s'exposer à un ensemble d'entreprises à travers un seul support.

Un ETF S&P 500 donne par exemple accès aux grandes entreprises américaines, tandis qu'un ETF MSCI World permet d'investir sur les actions de nombreux pays développés.

Leurs principaux atouts sont leur transparence, leur diversification au sein de l'indice suivi et leurs frais généralement compétitifs.

Ils restent néanmoins exposés aux baisses des marchés. Certains indices présentent également une forte concentration sur les grandes entreprises technologiques.

Longtemps privilégiés dans les PEA et les comptes-titres, les ETF occupent désormais une place croissante dans les contrats d'assurance-vie.

Chez Fine, nous les utilisons régulièrement pour construire des expositions aux marchés actions internationaux, en complément de stratégies obligataires et de fonds de gestion active.

Produits structurés : une autre solution de diversification

Moins connus du grand public, les produits structurés peuvent également être intégrés dans certains contrats d'assurance-vie.

Leur fonctionnement repose sur des scénarios définis à l'avance. Leur rendement dépend généralement de l'évolution d'un indice, d'une action ou d'un taux d'intérêt.

Certains prévoient une protection intégrale du capital à l'échéance, d'autres une protection conditionnelle jusqu'à un certain seuil de baisse du sous-jacent.

Ces mécanismes ne suppriment pas les risques : perte en capital selon les scénarios, risque de crédit de l'émetteur et liquidité parfois limitée en cas de sortie anticipée. Une protection à l'échéance ne constitue pas nécessairement une garantie en cas de revente avant cette date.

Chez Fine, nous sélectionnons ces solutions lorsqu'elles permettent de compléter une allocation avec un objectif de rendement et un niveau de risque clairement identifiés.

Comment répartir son assurance-vie selon son profil ?

Il n'existe pas d'allocation idéale valable pour tous.

Un investisseur préparant un achat immobilier à court terme n'aura pas les mêmes besoins qu'un épargnant souhaitant valoriser son patrimoine sur quinze ans.

À titre d'illustration, trois répartitions peuvent être envisagées :

ProfilFonds eurosUnités de comptePrudent70 %30 %Équilibré50 %50 %Dynamique25 %75 %

Ces exemples sont indicatifs et ne constituent pas des recommandations personnalisées.

La composition des unités de compte reste déterminante. Elles peuvent associer obligations, ETF, fonds actions et, lorsque cela est pertinent, produits structurés.

La diversification mérite une attention particulière : multiplier les supports ne suffit pas si ceux-ci sont exposés aux mêmes marchés ou aux mêmes risques.

Les frais : un critère essentiel

Les performances dépendent également des frais du contrat et des supports sélectionnés.

Sur 100 000 euros investis, un point de frais annuels supplémentaire représente 1 000 euros dès la première année, à encours constant.

À long terme, l'impact peut devenir significatif.

Il est donc important d'examiner les frais de gestion du contrat, les coûts internes des fonds et ETF, ainsi que les éventuels frais sur versement ou d'arbitrage.

Un placement performant sur le papier peut se révéler moins intéressant une fois l'ensemble des frais pris en compte.

Construire son assurance-vie avec Fine

Chez Fine, nous considérons l'assurance-vie comme un outil d'investissement qui doit s'intégrer dans une stratégie patrimoniale globale.

Notre démarche consiste à analyser la situation et les objectifs de chaque client, puis à sélectionner les contrats et supports adaptés.

Fonds euros, ETF, stratégies obligataires, fonds actions ou produits structurés : chaque investissement doit remplir une fonction précise dans le portefeuille.

Nous accompagnons également nos clients dans l'analyse de leurs contrats existants et le suivi de leurs allocations, afin de les faire évoluer lorsque cela devient nécessaire.

Ce qu'il faut retenir

En 2026, l'assurance-vie ne se résume plus à un choix entre fonds euros et placements boursiers.

Les perspectives de revalorisation des fonds euros sont encourageantes, tandis que l'essor des ETF et l'accès aux produits structurés élargissent les possibilités de diversification.

Mais davantage de choix implique aussi une sélection plus rigoureuse des investissements.

Une bonne assurance-vie n'est pas celle qui affiche le meilleur rendement à court terme. C'est celle dont l'allocation, les frais et les risques correspondent réellement aux objectifs de son détenteur.

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Fine Group — Octobre 2026.

Cet article est publié à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les unités de compte et les produits structurés peuvent entraîner une perte en capital.