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17 septembre 2026

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Private equity : pourquoi certains fonds rachètent des entreprises cotées

Private equity : pourquoi certains fonds rachètent des entreprises cotées

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Le private equity (l'investissement dans des entreprises non cotées) ne se contente plus de financer des PME en croissance : il rachète aujourd'hui des entreprises cotées entières pour les sortir de la Bourse. Ces opérations traduisent une idée simple : certaines sociétés se développent mieux loin de la pression des marchés. Cette fiche explique cette logique, puis l'illustre avec un cas récent : l'offre du fonds EQT sur le britannique Intertek, à 12,5 milliards $.

Le contexte

Le private equity consiste à acheter des entreprises (non cotées, ou retirées de la Bourse) via des fonds dédiés, pour les transformer puis les revendre 5 à 7 ans plus tard. Le gain vient de trois leviers : faire grandir l'entreprise (chiffre d'affaires, marges), rembourser la dette au fil du temps, et revendre plus cher qu'on a acheté. C'est un marché énorme : plus de 9 000 milliards de dollars gérés dans le monde.

Les points clés à retenir

1. Sortir de la Bourse pour mieux transformer

Hors de la Bourse, un dirigeant peut travailler sans rendre de comptes tous les trois mois : restructurer, céder des activités, investir sur le long terme. La valeur se construit à l'abri des soubresauts quotidiens du marché.

2. Une prime payée aux actionnaires

Pour convaincre les actionnaires de vendre, le fonds paie 25 à 40 % de plus que le cours de Bourse avant l'opération. Cette prime les dédommage de la perte de liquidité et du potentiel de hausse auquel ils renoncent.

3. Un horizon long et un effet de levier

Les fonds investissent à 5-10 ans et financent souvent l'achat en partie par de la dette (le « LBO »). Tout repose sur la capacité de l'entreprise à générer assez de trésorerie pour rembourser cette dette tout en se développant.

4. Peu liquide, mais accessible autrement

En direct, il faut un gros ticket (souvent 100 000 € et plus) et accepter un blocage long. Des fonds spécialisés (FCPR, FPCI, ELTIF) permettent désormais aux particuliers d'y accéder, sur des durées de 7 à 10 ans.

Le private equity n'est pas une alternative aux marchés cotés : c'est un complément.

Notre lecture chez Fine

Dans un patrimoine, il peut représenter 10 à 20 % d'une allocation, sur un horizon long (7-10 ans) et avec des gérants reconnus. Nous privilégions la diversification dans le temps (investir un peu chaque année plutôt qu'un gros ticket d'un coup), le mélange de stratégies, et les bonnes enveloppes (FCPR éligibles à l'assurance-vie, FPCI, ELTIF). Le rendement attendu — historiquement 10 à 15 % net — rémunère justement un argent bloqué longtemps et une transparence moindre que la Bourse.

L'actualité du sujet

L'offre d'EQT sur Intertek. Le 12 mai 2026, le fonds suédois EQT a déposé une offre de rachat sur le britannique Intertek (tests et certification, 30 000 salariés) à 60 £ l'action, valorisant l'ensemble à environ 12,5 milliards de dollars. C'est 59 % de plus que le cours de Bourse juste avant la première approche. Les trois offres précédentes (51,50 £, 54 £, 58 £) avaient été refusées par le conseil d'Intertek. Mais sous la pression d'actionnaires détenant près de 10 % du capital, celui-ci est désormais poussé à négocier. Ce serait l'un des plus gros retraits de cote européens de l'année.

Les erreurs à éviter

  • Comparer le rendement du private equity à celui des actions cotées sans tenir compte du blocage.
  • Concentrer son investissement sur une seule année ou un seul gérant.
  • Sous-estimer la durée réelle d'immobilisation (souvent 8 à 10 ans).
  • Oublier les frais, qui réduisent le rendement réellement perçu.

Toutes vos questions.

Nous avons réuni les réponses aux questions les plus fréquentes pour vous guider à chaque étape.

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